Répartition du patrimoine des ménages : les Français recentrent leurs placements
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Actualité fiscale

Répartition du patrimoine des ménages : les Français recentrent leurs placements

Une étude récente de l'Insee concernant la répartition du patrimoine des ménages souligne que les Français ont restreint leur univers de placement pour se concentrer sur l'immobilier et l'assurance-vie.

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Publié en novembre dernier par l'Institut national de la statistique et des études économiques (Insee),le rapport concernant la répartition du patrimoine des ménagesdémontre que les Français se sont détournés d'un certain nombre de placements et notamment ceux considérés comme les plus risqués.

Sans grande surprise, en raison de la crise boursière, ce sont les valeurs mobilières (actions, obligations…) qui sont les principales victimes de ces arbitrages. La part des Français détenant ce type d'actif est ainsi passée de 24,2 à 19,3 %. Cette évolution est, par ailleurs, confirmée par le recul du nombre de plans d'épargne en actions (PEA), une première depuis son lancement en 1992 !

Plus surprenant, l'étude de l'Insee met en exergue une désaffection des Français pour le plan d'épargne logement (PEL). En effet, alors que 4 Français sur 10 détenaient un PEL, ils ne sont plus que 3 aujourd'hui. Les raisons sont principalement d'ordre fiscal, avec notamment l'assujettissement aux prélèvements sociaux des intérêts des PEL de plus de 10 ans, et d'ordre économique puisque le bénéfice de la prime d'État est désormais subordonné à l'utilisation du prêt attaché au PEL.

Précision :
 cette prime d'État, correspondant à 2/5 des intérêts, est versée à l'épargnant uniquement lorsque ce dernier recourt à son PEL pour financer un projet immobilier. La rémunération du PEL passant, ainsi, mécaniquement de 2,5 à 3,5 %.

A contrario, certains placements, tels que l'immobilier, ont connu un réel engouement entre 2004 et 2010. L'accès à la propriété est, en effet, considéré par les Français comme une question prioritaire et près de 61,9 % d'entre eux détiennent désormais un bien immobilier (contre 58,5 % en 2004). La baisse des taux d'intérêts ainsi que les mesures fiscales favorisant l'acquisition de logements expliquent également cette progression.

Autre placement qui a le vent en poupe : l'assurance-vie. L'intérêt qu'il suscite ne s'est pas démenti bien au contraire. Pour preuve, en 2010, 41,8 % des Français (contre 35,3 % en 2004) détiennent au moins un contrat d'assurance-vie ou d'assurance-décès

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