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L’assurance-vie multisupports

Depuis près de 20 ans, les rendements moyens des fonds en euros n’ont cessé de diminuer pour s’établir désormais sous le seuil symbolique de 3 %. Et malheureusement, compte tenu de l’évolution des taux d’intérêt proposés sur les marchés monétaires et obligataires, rien ne laisse présager une amélioration de ces résultats à court ou moyen terme. Pour faire en sorte que leur épargne offre de meilleurs rendements, les investisseurs doivent donc, le plus souvent, se tourner vers les contrats d’assurance-vie multisupports. Présentation.

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Un contrat multisupports

Les contrats d’assurance-vie multisupports sont composés d’unités de compte. Ils offrent ainsi aux épargnants la possibilité de répartir librement leurs versements sur un grand nombre de supports choisis, notamment, en fonction de leur profil de risque et de leur horizon de placement (moyen ou long terme).

Pourquoi choisir ce type de contrat ?

Les contrats d’assurance-vie multisupports offrent la possibilité d’investir sur plusieurs types de supports et de réaliser des arbitrages à tout moment.

Diversifier ses placements

Les contrats en assurance-vie multisupports permettent aux épargnants d’accéder à un large choix d’investissements. Ces derniers peuvent ainsi détenir sur les unités de compte composant leur contrat non seulement des produits sans risque (fonds en euros notamment), mais également des produits plus dynamiques tels que des parts d’OPCVM (organismes de placement collectifs en valeurs mobilières) investies en actions ou en obligations. Cette possibilité de diversification est particulièrement importante car elle permet notamment aux épargnants de se prémunir contre certains événements qui frapperaient une classe d’actif en particulier (baisse d’un indice boursier, déstabilisation du marché obligataire…).

Adapter à tout moment son contrat

Autre intérêt de détenir une assurance-vie multisupports, la composition du portefeuille peut être modifiée à tout moment en effectuant ce que l’on appelle des « arbitrages » entre les différents supports. Ces arbitrages peuvent, en pratique, être réalisés pour concrétiser une plus-value, pour profiter d’une opportunité de marché ou pour adapter le contrat aux besoins de l’épargnant.

Limiter la prise de risque

Les contrats d’assurance-vie multisupports permettent donc de doper le rendement de son épargne. Mais revers de la médaille : l’épargnant doit accepter de prendre le risque de perdre une partie de son capital si le ou les actifs de référence choisis (actions françaises par exemple) venaient à baisser. C’est pourquoi les assureurs ont développé une nouvelle gamme de produits multisupports – on parle d’unités de compte protégées – offrant une garantie du capital au terme du contrat. Une solution hybride qui séduit de plus en plus d’investisseurs.

Quels sont les différents supports ?

En faisant le choix de l’assurance-vie multisupports, les épargnants ont la possibilité de répartir leur investissement sur une grande variété de supports et peuvent ainsi définir, en toute connaissance de cause, le profil de risque qu’ils souhaitent donner à leur contrat.

Les supports en actions

Dans la très grande majorité des cas, le souscripteur d’un contrat d’assurance-vie multisupports se positionnera sur le marché des actions en faisant l’acquisition de parts d’OPCVM. Il pourra ainsi choisir, parmi les nombreuses thématiques d’investissement mises à sa disposition, les mieux adaptées à ses objectifs patrimoniaux et à ses convictions. Il est, par exemple, possible de cibler une zone géographique très précise (Europe, Chine, Brésil...) ou de privilégier des fonds qui concentrent leurs investissements sur des entreprises œuvrant dans un secteur d’activité spécifique (l’agro-alimentaire, l’énergie…).

Les supports obligataires

Pour financer leurs dettes, les États et les entreprises privées émettent des titres, appelés « obligations », permettant aux épargnants qui y souscrivent de percevoir chaque année, et jusqu’à l’échéance de l’obligation, un revenu appelé « coupon ». Sa valeur est définie par un taux d’intérêt le plus souvent fixe. À l’échéance de l’obligation, l’entreprise est tenue de rembourser au souscripteur le capital emprunté. Il existe, à ce titre, de nombreuses catégories d’obligations aux caractéristiques très variables (obligations d’entreprises privées, obligations convertibles en actions…).

Les actifs immobiliers

Certains contrats multisupports proposent aux épargnants de détenir des actifs immobiliers en réalisant l’acquisition de parts de SCPI (société civile de placement immobilier) ou d’OPCI (organisme de placement collectif immobilier). Ces produits, communément appelés « pierre papier », permettent d’investir dans l’immobilier sans pour autant acheter directement un appartement ou une maison. L’investissement porte ainsi sur l’acquisition de parts du capital de structures qui détiennent elles-mêmes un patrimoine immobilier (logements, boutiques, bureaux, hôtels, entrepôts…) et redistribuent aux différents investisseurs les loyers qu’elles perçoivent.

Un investissement qui peut d’ailleurs se révéler très rentable, comme en attestent les rendements réalisés ces dernières années (au-dessus de 5 %).

Les fonds monétaires

Les fonds monétaires sont composés de titres à durée de vie très courte (titres de créances négociables, bons du Trésor…), dont la rémunération est assez faible. Dès lors, les variations des taux d’intérêt n’ont que peu d’incidence sur leur valeur. Ils sont, en pratique, souvent utilisés par des investisseurs qui viennent de revendre des fonds en actions et qui se trouvent dans l’attente d’un nouvel investissement.

Précision :
il existe aussi des fonds dits « flexibles » qui donnent au gérant le choix des classes d’actifs sur lesquels il souhaite investir (actions, obligations, devises...) et leur positionnement géographique.

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