Le secteur automobile : la roue tourne
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Actualité juridique

Le secteur automobile : la roue tourne

Même si le dernier Mondial de l’automobile qui s’est tenu au début du mois d’octobre à Paris a encore rencontré un beau succès, l’heure est à l’incertitude et au doute chez les constructeurs et équipementiers automobiles.

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Cela se voit en premier lieu dans les cours de Bourse. Alors que l’automobile figurait régulièrement parmi les secteurs les plus performants de la cote, il est, depuis le début de l’année, en queue de peloton. BMW, Daimler, Continental, Valeo, Michelin… les « warnings », ces révisions à la baisse par les sociétés de leurs prévisions de chiffre d’affaires ou de résultats se sont succédés au cours des derniers mois. Valeo, star du Cac 40 depuis son entrée dans l’indice en juin 2014, a ainsi perdu plus de la moitié de sa valeur en un an !

Ralentissement en Chine et en Europe

Les constructeurs et leurs fournisseurs ainsi que les équipementiers doivent résoudre une équation qui s’est singulièrement compliquée au cours des derniers mois. Ils doivent continuer à accélérer leurs investissements pour faire face à la quadruple mutation qui se profile avec une voiture qui devient électrique, connectée, autonome et partagée. Mais parallèlement, et c’est là la nouveauté, ils sont confrontés à un marché qui ralentit. La guerre commerciale lancée par Donald Trump contre la Chine a complétement déstabilisé le secteur en bouleversant la chaîne d’approvisionnement et en provoquant une hausse des coûts de production. Parallèlement, les ventes de véhicules dans l’Empire du Milieu, premier marché automobile mondial, baissent depuis le mois de juillet alors que ce pays était le moteur de la croissance du secteur. Enfin, en Europe, les immatriculations ont subi un coup d’arrêt en septembre avec la mise en place de la nouvelle norme d’homologation WLTP des véhicules. Plus proche de la réalité, elle entraîne une hausse de la consommation affichée et une augmentation du coût des voitures et a poussé certains constructeurs à revoir fortement leurs gammes avec, à la clé, des retards de production.

L’exception Peugeot

La baisse en Bourse est donc généralisée, à une exception près : Peugeot. Le constructeur a parfaitement réussi son redressement financier et commercial. Le SUV 3008 rencontre un très large succès et le groupe dégage désormais une rentabilité digne de ses concurrents haut de gamme allemands. Fort de cette réussite, il est même passé à l’offensive en rachetant en 2017 Opel-Vauxhall, les marques européennes du groupe General Motors.

Les principales valeurs du secteur
Valeurs Evolution sur 1 an Evolution sur 5 ans
Peugeot +2,2 % +199,3 %
Renault -22,3 % +2,9 %
Faurecia -31,9 % +100,8 %
Michelin -28,1 % +18,7 %
Valeo -54,4 % +10,7 %

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