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L’instauration de la flat tax redonne des couleurs au compte-titres

Avec la baisse de la pression fiscale, les investisseurs ont tout intérêt à réveiller ou souscrire un compte-titres.

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La loi de finances pour 2018 a instauré le prélèvement forfaitaire unique (ou flat tax). Une mesure qui permet au compte-titres de redevenir « compétitif » face à d’autres enveloppes d’investissement comme le PEA ou l’assurance-vie. Voyons en quoi réveiller votre vieux compte-titres peut vous être profitable.

Baisse de la pression fiscale

Jusqu’à l’année dernière, les revenus et plus-values réalisées sur un compte-titres étaient fortement fiscalisés. Une imposition qui pouvait grimper jusqu’à 60,5 % (barème de l’impôt sur le revenu à 45 % et prélèvements sociaux de 15,5 %). Désormais, avec la flat tax, tous les investisseurs sont imposés de la même manière à un taux de 30 % : une taxation forfaitaire de 12,8 % et des prélèvements sociaux de 17,2 %. Une différence significative qui doit pousser certains investisseurs paralysés par l’ancienne fiscalité à remettre en route leur compte-titres et à réaliser des arbitrages pour investir ou pour encaisser leurs gains.

Précisons que lorsqu’il est plus favorable, les investisseurs peuvent toujours opter pour le barème de l’IR. Dans ce cas, ils bénéficient de l’abattement de 40 % sur les dividendes et des abattements pour durée de détention sur les plus-values de cession de titres acquis avant le 1er janvier 2018. Mais attention, l’option, lorsqu’elle est exercée, vaut pour l’ensemble des gains de l’année entrant dans le champ d’application de la flat tax.

Un outil peu contraignant

Un compte-titres offre une grande liberté d’investissement sur les marchés financiers avec finalement assez peu de contraintes. Il peut être souscrit par toute personne physique. Et un même épargnant peut en posséder plusieurs dans des établissements financiers différents. Pas de limite non plus en ce qui concerne le montant des versements et aucune restriction quant à la disponibilité des fonds investis.

Autre avantage du compte-titres : il peut recevoir tout type de valeurs françaises, européennes ou internationales (contrairement au PEA), appartenant à la plupart des catégories de produits financiers : des actions, des obligations, des parts de SCPI, des trackers, des Sicav, des produits dérivés, etc.

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